“Black Friday”, le vendredi qui affole

Nermine Khatab Vendredi 20 Décembre 2019-16:41:35 Chronique et Analyse
“Black Friday”, le vendredi qui affole
“Black Friday”, le vendredi qui affole

Le vendredi noir, ou Black Friday est une pratique américaine connue aussi sous le nom de “vendredi fou”. Des promotions un seul jour dans l’année, provoquant l’hystérie dans les centres commerciaux. En Egypte, cette pratique nous a atteint peu à peu  et a porté un autre nom “Le Vendredi Blanc”. Sur les pas des acheteurs dans un vendredi fou au vrai sens du terme. 

 

 

D’habitude, ce vendredi se déroule au lendemain du repas de “Thanksgiving” (4e vendredi du mois de novembre), pour marquer le coup d’envoi de la période des achats de fin d’année. C’est le moment pour plusieurs commerçants de proposer des soldes incroyables sur presque tout ce qu’ils vendent. Que ce soit dans les magasins ou sur internet (achat en ligne), toutes les promotions sont utilisées à bon escient. En Egypte, cette année, on a essayé une nouveauté: affiches dans les rues, pubs et nouvelles circulant sur Facebook, les Egyptiens se sont préparés à un grand jour, qu’ils ont dénommé Vendredi Blanc. En ligne, la clientèle s’est dite satisfaite, mais sur place dans les magasins, c’était l’illusion, fulminait-on.

Pourquoi  “noir”?

Il y a deux semaines ou encore plus, le terme Vendredi Noir ou Vendredi Blanc en Egypte circulait bien fréquemment sur le web, entre internautes et blogueurs de Facebook. Tout le monde en parlait. Des soldes monstres, durant 24 heures. Incroyables, retroussez vos manches et préparez-vous pour un grand jour, se répétaient les Egyptiens.

Pourquoi l’appelle-t-on “black”. Ce qualificatif provient du phénomène même, où l’on parlait de la couleur noire pour décrire les nombreux clients, piétons et voitures qui se rendaient aux magasins. Ne dit-on pas souvent : les ruez sont noires de monde. D’autres expliquent que le qualificatif noir attribué au jour, fait référence à une opération purement comptable et plus ou moins anecdotique. On raconte alors qu’à une certaine époque, lorsque la comptabilité se faisait à la main, les comptes étaient écrits en rouge lorsqu’ils étaient déficitaires, à l’exception de ce fameux vendredi où les achats d’une seule journée permettaient de sortir du rouge, et donc les comptes passaient au vert, ce qui permettait de les écrire à l’encore noire, d’où le terme vendredi noir.

 L’achat en ligne gagne

Les principales promotions en Egypte et dont les plus alléchantes se sont essentiellement déroulées en ligne et les clients parlaient de vrais rabais s’élevant parfois à  plus de 65%. “J’ai réussi à faire un bon business en achetant en ligne pas mal de choses et à très bon prix”, se réjouit Ahmed Mahmoud, directeur du département juridique d'une entreprise pétrolière.

Si en ligne ce fut l’occasion de faire de très bonnes affaires, dans les magasins en revanche la clientèle était beaucoup mon satisfaite, voire déçue, en voyant que 90% des boutiques n’ont pas lancé la même opération de soldes, comme on s’y attendait.

Une véritable ruée

Toutefois, les Egyptiens s’étaient déjà bien  ressourcés pour ce grand jour dont ils avaient entendu parlé à l’étranger et qu’ils ont voulu expérimenter pour la première fois en Egypte.

A noter que de nombreux producteurs et commerçants égyptiens ont refusé cette initiative du vendredi blanc des soldes, rejetant l’invitation lancée par les entreprises de commercialisation électronique pour des promotions incroyables.

“De pareils rabais ne peuvent jamais être appliqués sur le prêt-à-porter en Egypte, à cause des difficultés économiques que connaissent les usines exposées à de remarquables pertes vu la faiblesse de la demande et des taux d’achat”, explique Yahya Amine membre de l’Union des Chambres de commerce et d’industrie.

Une véritable ruée vers les boutiques était donc enregistrée, vendredi passé dans la capitale, créant un état d’hystérie pour obtenir les offres les plus intéressantes auxquelles s’attendaient les Egyptiens mais qu’ils n’ont pas trouvées.

Parfois, cette tradition de Black Friday prend des tournures tragiques où la journée se transforme en un grand raout commercial, débouchant sur des incidents fâcheux et des échauffourées comme c’était le cas récemment aux Etats-Unis, selon la chaîne CNN Money. 

 

Hommes - Femmes : Quelles différences de consommation ?

Le Credoc a mené l’enquête fin 2013 sur les différences dans les façons de consommer entre les hommes et les femmes. Consomment-ils les mêmes produits ? Ont-ils des envies et des besoins différents ? Ont-ils les mêmes critères de choix, les mêmes priorités ? Quelques éléments de réponse.

Dans une vaste étude menée fin 2013 sur la base des analyses quantitatives des enquêtes Consommation et CCAF du Credoc complétées par la dernière enquête Budget des familles de l’Insee, le Credoc dresse un portrait croisé des hommes et des femmes face à la consommation.

Des différences marquées en termes d’achat selon les sexes

Si de longue date, les femmes ont toujours œuvré pour atteindre l’égalité avec les hommes notamment en travaillant et en gagnant en indépendance financière, il n’empêche qu’une grande différence les sépare : la femme est toujours celle dans un couple qui s’occupe de la maison, des enfants, de la cuisine au quotidien. «Le temps passé aux tâches domestiques par une femme vivant en couple et mère d’un ou plusieurs enfants va ainsi de 28 à 34 heures (selon le nombre d’activités prises en compte), contre 10 à 18 heures pour un homme dans la même situation (conjoint et père) ». Et si celle prévalence des femmes sur les tâches dites « ménagères » a tendance à s’estomper avec les nouvelles générations, il n’empêche qu’au quotidien, dans la plupart des ménages d’aujourd’hui, ce sont toujours les femmes qui font les achats (et notamment les courses) plus souvent que les hommes.

De cet héritage, la femme garde des réflexes et des craintes pour l’avenir. Les femmes sont ainsi généralement plus attentives aux promotions et à la chasse aux petits prix que les hommes. Elles traquent plus franchement la bonne affaire pour acheter plus avec le même budget ! Et l’épisode de crise que nous traversons a encore tendance à accentuer les différences. « En 2013, les opinions d’inquiétude sont du même niveau, mais les hommes mettent davantage de stratégies de frugalité (en consommant moins 31% contre 25%) et d’achats stratèges (achats sur Internet 46% contre 34%, et location de produits au lieu de les acheter (8% contre 5%) ». Et les femmes ? Elles choisissent plus souvent des produits «marques distributeurs» que les hommes (52% contre 41%). «Les femmes sont toujours les plus nombreuses, quelle que soit la tranche d’âge, à déclarer être obligées de s’imposer des restrictions sur leur budget : 64%, contre 47% des hommes entre 18 et 34 ans, puis 66% contre 53% entre 35 et 54 ans, et 60% contre 50% à partir de 55 ans ».

Une étude menée entre 1999 et 2001 par le Credoc mettait également en avant une différence dans les types de produits achetés. Ainsi, globalement, les hommes privilégient davantage les achats « plaisir », l’automobile (42%, contre 36% pour les femmes), les loisirs (81%, contre 77%) et l’équipement de loisirs (47%, contre 37%), et les outils de communication (téléphonie, informatique) (35%, contre 27%). Plus sensibles à la nouveauté, les hommes se laissent plus facilement tentés par des arguments d’innovation (17%, contre 9% pour les femmes).

 

selon toute: (Toute la franchise)

en relation